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L'IA, autrement

En résumé : l'exploitation commerciale de l'intelligence artificielle a remis au goût du jour le Minitel d'autrefois : des terminaux sans intelligence qui se connectent à un système intelligent centralisé. Il est préférable, même s'il y a une perte de performance évidente, de parier sur l'intelligence artificielle distribuée sur les ordinateurs personnels à la ollama, par exemple.

Le contexte

L'intelligence artificielle exprime ce qu'elle est : une prédiction relativement cohérente à partir d'un ensemble de données répertoriées, celles d'une partie de la connaissance humaine.

L'intelligence artificielle est un réseau de neurones qui bénéficie d'un algorithme d’apprentissage en fonction du contexte.

La technique repose sur une approche numérique et statistique. Elle consiste à apprendre, pour chaque mot et à partir de l’observation de nombreux textes, à quels autres mots de la phrase il faut faire « attention » pour identifier le « contexte » qui peut modifier le sens de ce mot.

C'est toute la différence avec un moteur de recherche classique. Ce dernier est incapable de comprendre un mot. Il ne recherche qu'une suite de caractères, par exemple : salade. Il ne sait pas si vous recherchez une salade verte comme la laitue, une salade de fruits ou la tournure métaphorique : mais c'est quoi cette salade ?

L'ia ne sait toujours pas faire cette différence sauf si on l'entraîne à rechercher les mots qui vont avec salade verte, puis avec salade de fruits, et ainsi de suite. Plus la statistique s'approche du contexte, plus elle sera numériquement forte ; plus elle s'en éloigne, plus la statistique sera faible.

Dans une statistique approximative et une projection probable, il n'y a pas d'intelligence au sens propre. Pourtant elle est capable de générer un langage. Retenir un mot en fonction de son contexte d'après une analyse statistique effectuée sur des milliards de textes n'est pas chose aisée. Pour arriver à cela, il a fallu rajouter d'autres réseaux de neurones qui n'allaient plus faire uniquement de la statistique, mais, en plus, retenir à quel modèle de langage ce mot appartenait en fonction du contexte.

Ce qui va permettre de générer du texte ou des images à partir de cette nouvelle couche de réseaux de neurones puisque le réseau sait que les termes salade + verte correspondent à 85% au contexte cuisine, repas. Il peut générer un texte qui correspond bien aux termes choisis.

L'ia a besoin d'une quantité énorme de connaissances qu'elle doit littéralement ingurgiter pour s'entraîner à reconnaître un mot dans son contexte.

Les intelligences humaine et artificielle

Où est l'intelligence s'il faut des milliards de données pour gérer une méthode d'apprentissage ? Pour faire nos apprentissages, nous n'avons pas besoin d'ingurgiter tout Wikipedia et des millions de livres pour arriver à un résultat correct. Notre cerveau est bien plus malin que cela : avec seulement quelques données il est capable de produire de nouvelles idées, de les combiner entre elles pour générer de la nouveauté ou s'adapter à une situation inhabituelle. 26 lettres de l'alphabet en tout et pour tout, ainsi qu'une dizaine de chiffres, quelques règles logiques, et, le tour est joué ; beaucoup plus simple que des millions de livres à scruter ! Ce qui est beaucoup beaucoup plus économique et facile.

Si, pour nous, êtres humains, il fallait étudier une encyclopédie complète pour espérer ânonner quelques phrases probables, autant dire que notre civilisation serait au point mort tant ce mécanisme approximatif est, de loin, très inefficace.

Sans parler du fait qu'une ia est souvent ultra spécialisée : une ia qui génère de la programmation est entraînée à partir de langages de programmation comme données, et, elle ne saura quasiment pas faire autre chose en-dehors de prédire une structure des mécanismes logiques.

Il me semble que le fonctionnement cognitif humain est un tantinet différent de cela, même si ce mécanisme artificiel, reposant sur un jeu de données et de prédictions à partir de ces mêmes données, ressemble à une forme de connaissance de nature humaine, même éloignée de la nôtre.

Toutefois, il est possible de se poser la question de notre fonctionnement neuronal à l'aune des concepts décrits ci-dessus. En effet, ces derniers ne semblent pas particulièrement efficaces quand il s'agit de comprendre les livres de la nature et de l'univers, afin de garder la même métaphore qu'avec l'ia. Nous mettons plusieurs millénaires pour, parfois, accomplir de simples gestes conceptuels et cognitifs ; par exemple, les éléments d'Euclide restèrent pendant plus de deux mille ans les objets fondamentaux de la pensée géométrique avant de commencer à percevoir un modèle différent. Certains textes de l'anquité ancienne sont toujours indétrônables, et même s'il y a eu des tentatives notables au fil des siècles, ce sont bien ces textes qui restent d'immenses références culturels.

De ce point de vue-là, nous ne faisons pas mieux que l'ia en ânonnant assez difficilement quelques lueurs de vérités sur le monde alentour. Mais la difficulté est telle qu'après avoir espéré un regard transcendant venant du haut pour nous aider à y voir plus clair, et, aujourd'hui, en espérant y voir un peu mieux en allant dans les soubassements même du monde solide, le résultat est à peu près identique : les réponses sont tellement étranges que tout y est encore plus déroutant ajoutant complexité et confusion entre des mondes qui ne semblent absolument plus se parler.

Notre intelligence, ou, plutôt, la manière dont nous la concevons à l'aune des concepts vus plus haut, ne semble pas particulièrement bien adaptée aux livres de la nature et de l'univers. Nous sommes, peut-être, limités congitivement à la biosphère qui nous héberge. Alors l'invention d'instruments, de machines, d'intelligences artificielles deviennent des nécessités impitoyables et impérieuses, à l'insue de notre propre volonté, pour espérer y voir plus clair.

Autrement dit, en essayant de comprendre le fonctionnement des mécanismes neuronaux, nous essayons de comprendre comment fonctionne notre intelligence qui semble bien limitée par son propre fonctionnement induit par l'environnement dans lequel nous nous trouvons. Nous n'avons pas encore ré-inventé un cerveau, mais un ensemble de liens qui l'imitent (entendre à la fois les verbes limiter et imiter sans savoir lequel prend le dessus sur l'autre).

On ne peut pas reprocher à l'intelligence artificielle d'être autre chose que ce que l'humanité produit elle-même. Son intelligence s'arrête ici-même.

Ce qui fonctonne avec une ia

L'intelligence artificielle repose sur un mécanisme d'inférence astucieux. Il s'appuie sur la probabilité d'une référence (une phrase écrite dans un prompt) à partir de statistiques jaugées en fonction du poids de leurs pertinences (le contexte). Autrement dit, plus un prompt est précis, mieux l'ia saura répondre en réduisant les probabilités possibles.

Elle nous offre, en miroir, une idée plutôt juste de la connaissance générale humaine : ce qui la rend assez versatile sur divers sujets, et, en fait un assistant qui bénéficie de l'ensemble des compétences cognitives humaines. Avec l'ia, nous disposons d'un accès direct au répertoire global de la connaissance humaine non pas sous forme de savoir, malheureusement, mais sous forme d'une probabilité restreinte. Ce qui n'est pas si mal que cela !

Modules

Découvrir l'ia
Les modules intégrés dans le navigateur Web
Duck.ai, des modèles IA privés
ChatpGpt, gemini, les modèles d'IA texte les plus connus.
Les versions gratuites et par abonnements (Différentes utilisations)
Approche approfondie, écrire des prompts avancés
personnel : demander un résumé, analyser un texte, une page web.
contexte professionnel : écrire un mail, gérer des rapports, rédiger un brouillon de description de poste
Rédiger des questions d'enquête auprès des employés, générer un rapport d'analyse comparative des rémunérations
Utilisation créative : améliorer un brouillon, analyse approfondie d'un contenu, inviter l'ia à faire des suggestions
installer un modèle d'ia sur son ordinateur
Pré-requis : avoir une très bonne connaissance de l'environnement informatique, utilisation d'un terminal inclus
étudier les avantages et les inconvénients d'une telle procédure
Le problème du matériel (votre ordinateur) ; comment le résoudre ?
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